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Branle bas ethnique à Douala 2ème

Le petit nombre de Peulh qui se recrute parmi les habitants de Douala 2ème sont essentiellement des hommes d’affaires lorsqu’ils ne sont pas fonctionnaires et autre commis de l’Etat. Dans les couloirs politiques de cette unité administrative, leur réticence envers la montée des Haoussa est connue de tous. Une source fait état de ce qu’ils font bloque pour éviter la prise de pouvoir au niveau local par cette ethnie. Même au sein du Rdpc, ils sont mis en quarantaine d’où leur implication dans les partis politiques de l’opposition tels que le Mouvement pour la défense de la République (Mdr), le Social democratic front (Sdf), le Front national pour le salut du Cameroun (Fnsc), l’Union des populations du Cameroun (Upc) et bien d’autres. Ici, seuls les Tupuri et les Massa "jouent les fusibles" afin de les protéger. En face, la politique municipale et même la section des femmes de l’Ofrdpc est tenue par le seul groupe Bazou, un arrondissement dans le Ndé d’où est issu l’actuel maire Denise Fampou qui soulève le courroux de la communauté Bamiléké de cette contrée. Pendant ce temps, les Haoussa se contentent de la section des hommes du parti, le groupe Beti, la section de la jeunesse et les autres ethnies ne doivent se contenter que des postes au sein du conseil municipal. Mais les Kirdis mettent en garde "s’ils veulent le pouvoir, nous n’allons pas nous laisser faire" indique une source qui a requis l’anonymat. "C’est nous qui les protégeons contre la menaces des peulh et le prix à payer c’est de rester tranquille" conclut cette indiscrétion. Mais parait-il que l’importance numérique des Haoussa n’est pas de nature à changer les choses. "Ils sont derrières parce qu’ils n’ont pas voulu aller à l’école" nous indique un cadre du Rdpc. Selon lui, il n’est pas question de problèmes identitaires car, si les Haoussa vont à l’école, ils pourront aussi prendre les devants "comme nous à une époque, on jouait les seconds rôle mais aujourd’hui nous sommes au devant de la scène".

Les Haoussa logés à mauvais enseigne ?

Si Peulh, Toupouri, Massa s’en sortent sans grande plainte, ce n’est pas le cas des Haoussa du coin qui lancent un cri de détresse aux autorités de tout bord. Pour le chef de quartier de New-bell gare, les Haoussa de cet arrondissement ne sont pas logés à la même enseigne que les autres. "Nous sommes délaissés à nous-mêmes, on n’a rien" déclare une source qui a requis l’anonymat. "Les Houssa n’ont pas de soutien au niveau gouvernemental" poursuit cette même source et s’offusque du fait que "même le peu qu’on a, on prend". Il fait ainsi allusion à l’association culturelle Haoussa du Cameroun qu’il a crée il y a 14 ans pour l’éveil de ses frères. Mais cette action n’a pas connu l’adhésion de ses pairs et fut cassé par une association similaire crée par un autre Haoussa riche pour servir des causes politiques. Face à leur faiblesse, les Haoussa estiment que "le gouvernement doit penser à nous". Les raisons de cette déclaration existent comme fait d’arme."L’homme haoussa a contribué beaucoup aussi bien sur le plan culturel que commercial pour ce pays" avant de poursuivre, "le gouvernement a lancé plusieurs personnes, il peut aussi faire quelque chose pour nous, nous avons nos gars" conclu une autre indiscrétion.

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