Les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères et les services secrets sud africains ont perdu le sommeil. Toujours entre deux avions à la conquête de l'Afrique, à l'arc économique s'est désormais ajoutée la politique.
Selon des sources, la crise centrafricaine a fortement impacté ce déploiement spectaculaire du pays de Nelson Mandela. "L’Afrique du Sud à perdu beaucoup d'hommes en Centrafrique" explique une source du service des renseignements camerounais. "Vers le début de sa chute, Bozizé à contacté le gouvernement sud africain pour certains contrats en substitution de ceux préalablement concédés aux français qui lui faisaient du chantage" susurre la même source. "C'est lorsque la chute de Bozizé est intervenue que les Sud Africains se sont rendus compte qu'ils ne maitrisent pas le terrain" poursuit-elle.
L'on sait aussi que depuis quelques temps, l'Afrique du Sud investi d'énormes sommes d'argent et des hommes pour le renseignement à travers certains pays africains dont le Cameroun est inscrit parmi les prioritaires. Outre cet aspect, il existe depuis quelques mois, un accord de collaboration avec les services de renseignements du Cameroun dit- on "pour préserver les intérêts sud africains en Rca". Ce qui fait bien comprendre la présence de deux leaders de la Rca aperçus plutôt en juillet dernier à l'aéroport militaire de Pretoria. Il s'agit en l'occurrence de François Bozizé et de Pascal Koyagbele, le candidat des paysans à l’élection présidentielle en 2015. Ce dernier avait déjà préparé son "plan de guerre" depuis Douala où il vient de temps en temps furtivement à bord d'un jet affrété par le gouvernement sud-africain selon ses proches auprès de qui nous avons eu accès.
L'autre point à avoir poussé l'offensive sud africaine plus agressive serait le récent classement du Nigeria par les institutions de Breton Wood au rang de première puissance économique déclassant ainsi le pays de l'apartheid. Même si l'on justifie ce classement par les nouvelles méthodes de calcul du Produit intérieur brut (Pib), le gouvernement sud-africain n'aurait pas digéré la nouvelle à en croire des câbles diplomatiques. Ces 5 dernières années par exemple, la plupart des fonctionnaires en fonction dans les ambassades auraient et rappelés aux services centraux pour mieux mettre à disposition leur connaissance du terrain.
Dans la classe politique camerounaise, l'initiative est saluée à juste titre. "Je salue cette remontée, l'Afrique du Sud doit pouvoir prendre sa place de leader et aider les autres pays africains à sortir de la situation actuellement" confie une femme politique camerounaise. "Nous préférons mille fois l'Afrique du Sud à la France" à t- elle indiqué sous anonymat.
S'il ne lui est pas crédité d’une intention de déstabilisation de certains pays africains, l'on croit savoir qu'il s'agit plus de renforcer son réseau de renseignements à travers les pays africains à forte convoitise occidentale. Comment y parvenir sans renverser les plus récalcitrants? Va t-il falloir donner son onction en faisant fi du coup d'Etat manqué en Guinée équatoriale et dont tout à été planifiée sur le sol sud africain?