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Camair-Co : L’espoir qui vient du Consupe

C’est le 2ème jour de la semaine à Douala et à la rotonde d’Akwa où est située la direction générale de la Cameroon Airlines corporation (Camairco) au 3ème niveau, c’est l’ambiance ordinaire. Les employés, ainsi que les visiteurs entrent et sortent tout en admirant le décor féerique annonçant Noel qui accueille au rez-de-chaussée. Ici, tout est filtré, pas moyen de parler à un employé.

 Rendu à l’immeuble siège de l’ancien Camair à Bonanjo, même ambiance chacun vaque à ses occupations. Certains démembrements de la direction générale ont d’ailleurs déjà pris leur quartier dans les bâtiments annexes situés dans l’arrière-cour. Pour y entrer, il faut montrer patte blanche aux vigiles qui montent la garde. A l’intérieur, les employés qui ont la tête dans les documents ou assis devant leur personnal computer (Pc). Si certains sont réticents, d’autres par contre n’hésitent pas à dire ce qu’ils ont sur le cœur. "Nous attendons que le Consupe (Conseil supérieur de l’Etat Ndlr) disent que Camair-Co a été bien géré" fulmine ironiquement un cadre.

 Cependant, "ce qui pose problème ici chez nous, ce n’est pas la gestion mais les fonctionnaires qui s’arrangent à nous mettre chaque fois dans des zones de turbulences" poursuit ce cadre. A titre d’exemple, "l’avion qui a été saisi à Paris là le gouvernement savait qu’on devait bloquer, le ministre des finances le savait longtemps avant, qu’a-t-il  fait ?" s’interroge-t-il. A Camair-Co, les employés évoquent aussi "la rupture de la chaine de responsabilité". Pour cause, les problèmes de Camairco c’est 2 ou 3 personnes" fulmine-t-on à Bonanjo. "Le chef de l’Etat donne des instructions ferment, mais la volonté de ceux qui les reçoivent ne suit pas".

 L’espoir qui vient du Consupe

 Depuis qu’une mission du Consupe séjourne à Camairco, les employés nourrissent beaucoup d’espoir pour le décollage effectif de leur compagnie. "La caution que la banque avait demandé, des fonctionnaires sont allés voir le ministre des finances pour bloquer la procédure, il faut que les responsabilités soient établies" indique avec courroux un autre cadre.

 Dans la salle ou la dizaine de contrôleurs et inspecteurs d’Etat sont mobilisés derrière  le bâtiment de l’ancien siège de la Camair-Co, ils ont l’air studieux. "Ils sont là-bas, de temps en temps demandent des documents ou demandent à parler aux employés" confie une source interne. Sur le nombre, "il y en a qui viennent pour des taches précises et repartent et il y a qui sont permanemment là" sursure un des inspecteurs d’Etat rencontrés à Bonanjo par Emergence. Si officiellement l’on parle d’une mission de 3 mois, pour les inspecteurs "la mission sera extensible en raison du volume du travail". Et de demander au reporter "pouvez-vous prédire la durée d’une mission comme celle-ci" ?

 Le travail est alors suivi de près par un chef de mission qui vit à Yaoundé et vient sur le site par moment. "Le chef de mission sera là vendredi dans l’après-midi" renseigne l’un des inspecteurs. Il s’agit selon des sources internes, du Secrétaire général des services du Consupe, missionné pour la tâche.

 Pour mémoire, une mission spéciale du Consupe séjourne depuis 3 semaines à Camairco. Elle doit selon ses taches définies par le chef de l’Etat, auditer la Camairco depuis sa création jusqu’en 2015. L’objectif est de fournir à la fin de la mission, "un rapport au chef de l’Etat sur qui a fait quoi" assorti des recommandations qui vont aider Paul Biya à se décider sur la suite à donner à cette compagnie qui de l’avis du personnel fait face "aux difficultés d’entreprise et non une entreprise en difficulté".

Camair-Co : L’espoir qui vient du Consupe

 

 

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